Plus de frigo classe A : les raisons expliquées
Depuis 2021, aucun réfrigérateur neuf ne porte plus la classe énergétique A sur son étiquette en Europe, malgré la présence de modèles performants sur le marché. Ce changement découle de la révision du système d’étiquetage énergétique, qui a recalibré l’ensemble des classes.
L’échelle a été durcie afin de stimuler l’innovation et rendre plus lisible l’efficacité réelle des appareils. Les fabricants doivent désormais répondre à des critères bien plus stricts pour approcher le haut du classement. Cette absence de frigos classés A perturbe de nombreux consommateurs habitués à rechercher ce repère lors de l’achat.
Plan de l'article
Pourquoi les frigos classe A ont disparu des rayons ?
Depuis mars 2021, la classe énergétique des réfrigérateurs s’affiche selon une échelle revue et sérieusement resserrée. Fini les labels A+, A++ et A+++. La nouvelle étiquette énergie imposée par l’Union européenne se limite désormais aux lettres de A à G. L’objectif ? Rendre la lecture plus limpide pour le consommateur et inciter les industriels à faire bien mieux. Résultat immédiat : les frigos arborant la lettre A ont disparu des rayons. Même les modèles que l’on croyait exemplaires, affichant un ancien A+++, se retrouvent maintenant en B, C ou D.
Un constat que l’ADEME ne manque pas de souligner : en France, les réfrigérateurs les plus sobres n’étaient déjà qu’une goutte d’eau dans l’océan des ventes. Seul 1 % des appareils vendus affichaient l’ancien label A+++, contre 5 % dans le reste de l’Europe et 16 % chez nos voisins allemands. Cette situation s’explique facilement. Le prix moyen d’un réfrigérateur A+++ en France dépassait de loin la moyenne européenne : 937 €, contre 732 €. Conséquence : le marché français préfère les modèles d’entrée ou de milieu de gamme, moins chers, mais aussi moins efficaces.
Pour illustrer ces différences, voici comment le marché s’est structuré récemment :
- En France, la majorité des ménages s’équipe encore de modèles en classe A+, plus accessibles au porte-monnaie.
- En Allemagne, la part des réfrigérateurs A+++ grimpe à 16 %, portée par une conscience énergétique plus affirmée et des tarifs d’électricité bien plus élevés.
Avec la refonte de l’étiquetage, la barre du label A s’est sacrément élevée. À ce jour, aucun réfrigérateur ni appareil électroménager courant ne peut prétendre à la meilleure classe. Les fabricants redoublent d’efforts pour se rapprocher du sommet. Les consommateurs, de leur côté, font désormais face à des appareils classés B ou C, mais la transparence sur la performance réelle est enfin au rendez-vous. Au final, le choix ne se limite plus à une simple lettre ; il s’appuie sur des informations concrètes et fiables pour mieux maîtriser sa facture d’électricité.
Comprendre le nouvel étiquetage énergétique et ses conséquences pour les consommateurs
Depuis 2021, la classe énergétique des appareils électroménagers, et notamment des réfrigérateurs et congélateurs, repose sur une échelle revue de fond en comble : de A à G, pas une lettre de plus. La nouvelle étiquette énergie ne se contente plus d’un simple classement ; elle intègre des critères affinés, tels que la consommation électrique réelle (en kWh/an), la technologie de froid, le volume, le type d’appareil ou encore la classe climatique qui mesure l’efficacité selon la température ambiante.
Aujourd’hui, ce que l’on appelait hier un réfrigérateur de classe A, consommant entre 60 et 100 kWh par an (soit jusqu’à trois fois moins qu’un vieux modèle), se retrouve rétrogradé en classe B ou C. Pas de quoi s’alarmer : cette « disparition » ne traduit pas une marche arrière, mais un nouveau cap fixé pour stimuler la sobriété énergétique.
La consommation d’un réfrigérateur pèse directement sur la facture d’électricité. En France, où le kilowattheure coûte 0,15 €, contre 0,29 € en Allemagne, les habitudes d’achat diffèrent. Pour réduire la dépense, il vaut mieux choisir un appareil dont le volume correspond réellement à ses besoins, miser sur les compresseurs inverter et préférer le froid ventilé. Un frigo trop grand ou mal adapté gonfle facilement la consommation électrique.
Pour choisir plus efficacement, il importe de comparer plusieurs aspects :
- La technologie de froid (statique, brassé, ventilé) influe sur la performance énergétique et le confort d’utilisation.
- Un ancien frigo peut consommer jusqu’à deux fois plus qu’un modèle récent, même de taille similaire.
- Adapter le volume à ses besoins évite de gaspiller de l’énergie et de voir grimper ses factures d’énergie.
La transparence accrue de la nouvelle étiquette énergie aide désormais les consommateurs les plus attentifs à faire des choix plus adaptés à leur mode de vie, tout en veillant au budget et à l’empreinte environnementale.
Entretenir et utiliser son réfrigérateur pour optimiser sa consommation au quotidien
Réduire la consommation d’énergie de son réfrigérateur repose sur des gestes précis, parfois négligés mais toujours efficaces. L’entretien régulier est indispensable. Nettoyer la grille arrière, là où la poussière s’accumule à l’abri des regards, permet au compresseur de mieux évacuer la chaleur et de tourner plus sereinement. Autre point : le dégivrage. Une fine couche de givre suffit à faire grimper la consommation. Dès que l’épaisseur dépasse 2 à 3 millimètres, un dégivrage s’impose.
Les joints de porte méritent aussi attention. Un joint abîmé laisse filer le froid ; le moteur doit alors redoubler d’efforts. Pour vérifier, il suffit de passer la main le long de la porte : si une sensation de froid ou d’humidité apparaît, c’est le signe d’une fuite. Remplacez les joints si nécessaire. À l’intérieur, il est préférable de ne pas surcharger : l’air doit circuler entre les clayettes et le bac à légumes, évitant les zones de froid stagnant.
Un simple thermomètre au centre du réfrigérateur permet de s’assurer que la température reste comprise entre 4 et 5 °C. Trop bas, l’énergie est consommée en pure perte ; trop haut, la conservation des aliments n’est plus assurée.
L’emplacement du réfrigérateur joue également. Évitez de le coller près d’une source de chaleur ou contre un mur : laissez un espace à l’arrière pour une meilleure ventilation. Bien entretenu, un frigo fonctionne sans faillir pendant quinze ans, limitant son impact environnemental et gardant les factures d’électricité sous contrôle. Pour aller plus loin, quelques accessoires adaptés, clayettes modulables, filtres à odeur, permettent d’optimiser l’organisation et le confort d’utilisation.
Changer d’échelle, c’est parfois accepter d’abandonner les repères familiers pour mieux avancer. Ce nouvel étiquetage interpelle, bouscule les habitudes, mais il offre aux consommateurs une arme redoutable : celle de la clarté et du choix, à l’heure où l’énergie devient chaque jour un peu plus précieuse.